Le 1er juin 2026, un arrêté a fait passer le tarif de rachat du surplus photovoltaïque de 4 centimes à 1,1 centime le kilowattheure et supprimé la prime à l'autoconsommation. La moitié des simulations qui circulent encore chez les installateurs sont donc périmées. Deux choses tiennent bon : la TVA à 5,5% et notre ensoleillement, 1437 kWh de production par kWc et par an dans l'Hérault contre 1160 en moyenne nationale. Ce qui change, c'est l'endroit où se fait le gain. Il ne vient plus de la revente, il vient de ce que vous consommez vous-même.
Ce qui a changé cet été et pourquoi ça compte
Trois dates résument la situation.
| Date de la demande de raccordement | Rachat du surplus | Prime à l'autoconsommation |
|---|---|---|
| Avant le 28 mars 2025 | 12,69 c€/kWh | 220€/kWc jusqu'à 3 kWc |
| Du 28 mars 2025 au 4 juin 2026 | 4,00 c€/kWh | 80€/kWc |
| Depuis le 5 juin 2026 | 1,10 c€/kWh | supprimée |
La date qui compte est celle du dépôt de la demande complète de raccordement, pas celle du devis ni de la pose. Si un commercial vous présente encore un plan de financement avec une prime et un surplus à 4 centimes, posez-lui une seule question : la demande de raccordement a-t-elle été déposée avant le 4 juin ? Sinon, son tableau est faux.
Et ce n'est pas tout. Ces 1,10 c€/kWh ne sont versés que sur les heures où le prix spot de l'électricité est positif ou nul. Or les prix spot passent régulièrement en négatif au printemps, en milieu de journée, exactement quand votre toiture donne le meilleur d'elle-même. Autant dire un revenu de rachat qui tend vers zéro.
Le message est clair et nous le trouvons même assez sain : l'État ne paie plus pour que vous injectiez du solaire à midi sur un réseau déjà saturé. Il vous laisse le bénéfice de ce que vous consommez vous-même. Un kilowattheure autoconsommé vaut 0,2001€ au tarif réglementé du 1er août 2026. Un kilowattheure revendu en vaut 0,011. Le rapport est de 1 à 18.
Ce que dit la loi
En maison individuelle
Des panneaux fixés sur une toiture existante modifient l'aspect extérieur du bâtiment. Une déclaration préalable de travaux en mairie est donc obligatoire, quelle que soit la puissance. Sur une construction neuve, ils doivent figurer au permis de construire.
Pour les panneaux posés au sol, la règle est plus souple, mais elle est double : dispense de formalité si la puissance est strictement inférieure à 3 kWc et si la hauteur ne dépasse pas 1,80 m. Un critère qui saute et la déclaration préalable revient. Attention au vocabulaire au passage : l'urbanisme raisonne en kWc, pas en kVA. Une installation vendue comme du "3 kW" n'est pas forcément sous le seuil.
Un carport ou une ombrière relève de son propre régime, avec une taxe d'aménagement possible à la clé. Là, il faut regarder le PLU avant de commander quoi que ce soit.
Le cas particulier du Grand Pic Saint-Loup
C'est le point que beaucoup découvrent trop tard. Sur une bonne partie du territoire de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, vous êtes dans un périmètre protégé : abords de monument historique, site classé ou secteur patrimonial remarquable. Dans ces zones, l'architecte des Bâtiments de France rend un avis conforme. Sans son accord, la mairie ne peut pas autoriser le projet, même si elle le voudrait.
Deux conséquences pratiques. D'abord, la dispense pour les panneaux au sol de moins de 3 kWc disparaît : même un petit kit posé dans le jardin demande une déclaration préalable. Ensuite, les délais s'allongent, un mois pour l'ABF sur une déclaration préalable, deux mois sur un permis.
Nous voyons régulièrement des dossiers refusés ou fortement amendés à Saint-Mathieu-de-Tréviers, aux Matelles ou sur les hauteurs de Saint-Gély-du-Fesc, le plus souvent pour une question de visibilité depuis l'espace public. Le réflexe qui fait gagner deux mois : passer au service urbanisme de la mairie avec une photo de la toiture et le calepinage envisagé, avant de signer le devis. C'est gratuit et personne ne vous le refusera.
En copropriété
Depuis la loi APER du 10 mars 2023, la décision d'équiper la toiture, la façade ou les garde-corps d'une copropriété se vote à la majorité simple de l'article 24, c'est-à-dire la majorité des voix exprimées des présents et représentés. Le changement est réel : auparavant, ce type de travaux se heurtait à des majorités bien plus difficiles à réunir.
Pour un copropriétaire seul, il n'existe pas de droit absolu à poser un panneau. Dès que le projet touche aux parties communes ou à l'aspect extérieur, il passe en assemblée générale. Un panneau accroché au garde-corps du balcon est visible depuis la rue : c'est un sujet d'AG et souvent une déclaration préalable. Un panneau simplement posé à plat sur le sol du balcon, invisible d'en bas et fixé à rien, relève d'une lecture différente. Le règlement de copropriété tranche dans un sens ou dans l'autre.
Nous le disons à nos clients bailleurs : faites voter le principe avant d'acheter le matériel, pas l'inverse.
Enedis ou CESML : chez nous, ce n'est pas la même porte
C'est le point que les installateurs venus de l'extérieur ignorent presque toujours. Sur une cinquantaine de communes autour de Saint-Martin-de-Londres, le réseau n'appartient pas à Enedis. Il est exploité par la CESML, la Coopérative d'Électricité de Saint-Martin-de-Londres, à la fois gestionnaire du réseau de distribution et fournisseur historique. C'est une entreprise locale de distribution, un statut qui existe depuis 1946 et qui concerne environ 5% du territoire français.
Le découpage passe au milieu de notre secteur, ce qui n'aide personne.
| Vous êtes en zone CESML | Vous êtes en zone Enedis |
|---|---|
| Saint-Clément-de-Rivière, Saint-Gély-du-Fesc, Les Matelles, Combaillaux, Murles, Vailhauquès, Saint-Mathieu-de-Tréviers, Saint-Jean-de-Cuculles, Viols-le-Fort, Grabels, Sainte-Croix-de-Quintillargues, Le Triadou, Guzargues, Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, Montarnaud, Cazevieille, Argelliers | Montferrier-sur-Lez, Prades-le-Lez, Assas, Castelnau-le-Lez, Le Crès, Teyran, Clapiers, Jacou et Montpellier hors Hauts-de-Massane |
Si votre maison est à Saint-Gély-du-Fesc et celle de votre beau-frère à Prades-le-Lez, vous ne faites pas la même démarche, sur le même projet, à 8 km d'écart.
En zone CESML, vous ne passez pas par Enedis Connect mais par le portail producteurs de la coopérative, en place depuis mars 2024 pour les installations de 36 kVA ou moins. Vous n'y signez pas une CACSI mais une convention d'autoconsommation, la CAC, aux mêmes conditions de fond : 36 kVA maximum et engagement de ne rien injecter sur le réseau. Si vous vendez le surplus, la CESML pose un compteur de production et vous envoie directement votre contrat d'obligation d'achat, sans passer par EDF OA.
La coopérative le dit noir sur blanc sur son propre site : c'est la date de complétude de votre demande de raccordement qui fixe le tarif d'achat. Le même piège qu'ailleurs, avec un guichet différent.
Un détail qui comptera pour la suite de cet article : dans les communes CESML, le tarif réglementé et l'option Tempo existent aussi, mais ils sont souscrits auprès de la coopérative, pas chez EDF. Leur agence de Saint-Gély-du-Fesc et celle de Saint-Martin-de-Londres reçoivent en direct et c'est encore le moyen le plus rapide de faire vérifier un projet avant de commander du matériel.
La déclaration, que tout le monde oublie
C'est l'erreur la plus fréquente et la plus facile à éviter. Tout dispositif de production raccordé au réseau doit être déclaré à votre gestionnaire, y compris un kit de 400 W branché sur une prise. Le seuil de 800 W dont parlent les fabricants est un seuil technique de produit, pas une dispense administrative.
La déclaration se fait sur Enedis Connect ou sur le portail de la CESML selon votre commune. Si votre installation n'injecte rien sur le réseau, vous signez une convention d'autoconsommation sans injection. Si vous vendez le surplus, vous passez par une demande complète de raccordement et un contrat d'achat.
Côté Consuel, l'attestation de conformité est obligatoire dès qu'un circuit électrique fixe est créé ou modifié et dès qu'une batterie fixe est ajoutée. Un kit réellement plug and play, assemblé et testé en usine, branché sur un circuit existant sans modification et conforme à la norme NF EN 50549-1-4, en est dispensé.
Deux minutes de vérification avant d'acheter : la prise doit être reliée à la terre et protégée par un différentiel 30 mA. Pas de multiprise, pas de rallonge de chantier.
Panneaux posés ou panneaux fixés : deux logiques opposées

| Kit posé (plug and play) | Installation fixée en toiture | |
|---|---|---|
| Puissance | 400 à 1 600 Wc | 3 à 9 kWc |
| Prix | 300 à 900€ par station | 7500 à 16000€ |
| Mairie | rien si au sol, moins de 3 kWc et 1,80 m, hors zone protégée | déclaration préalable systématique |
| Réseau | déclaration + convention d'autoconsommation | demande de raccordement |
| Consuel | dispensé si vrai plug and play | obligatoire |
| Pose | vous-même, une après-midi | professionnel RGE |
| Retour sur investissement | 4 à 7 ans | 12 à 18 ans |
| Réversible | oui, ça se démonte et ça déménage | non |
Le kit posé a un avantage que personne ne met en avant : il suit son propriétaire. Un locataire peut en installer un et l'emporter en partant. Un propriétaire qui vend le laisse ou le reprend, comme il veut. Sur une toiture, c'est autre chose : le matériel devient un élément du bâti, il entre dans la valeur du bien et dans le diagnostic, au même titre que les autres travaux de rénovation avant vente.
Combien ça coûte et en combien de temps c'est remboursé
Le kit Sunology, chiffres annoncés contre chiffres vérifiés
Prenons le cas le plus courant, la station Sunology PLAY : 450 Wc, 599€, posée au sol dans le jardin.
Sunology annonce un amortissement de 4 à 6 ans. Sur leur page produit, deux hypothèses sont retenues : une autoconsommation de 100% de l'électricité produite et un prix du kWh de 0,27€ TTC. Sur le modèle PLAY MAX, l'exemple part de 535 kWh par an et d'un coût moyen de 0,28€/kWh sur dix ans.
L'hypothèse de prix est généreuse. Le tarif réglementé au 1er août 2026 est de 0,2001€/kWh TTC en option Base. Sunology surestime donc la valeur du kWh économisé de 35% environ, en tablant sur une hausse de 5% par an.
En revanche, l'hypothèse des 100% d'autoconsommation, qui semble absurde au premier abord, tient plutôt bien sur un seul panneau. C'est là qu'intervient le talon de consommation.
Le talon de consommation, la vraie clé
Une maison ne consomme jamais zéro. Le réfrigérateur, le congélateur, la box internet, la VMC, la pompe de piscine, les veilles : cette consommation permanente, ce talon, se situe entre 200 et 400 W dans une maison familiale.
Une station de 450 Wc ne délivre en pratique jamais plus de 380 à 400 W et seulement quelques heures autour de midi. Le reste du temps elle produit 100, 150, 250 W. Autrement dit, sa production passe entièrement dans le talon, sans que vous ayez à changer une seule habitude. C'est exactement pour ça que le kit unique fonctionne et c'est aussi pour ça que le troisième et le quatrième panneau sont beaucoup moins rentables : passé le talon, il faut être là pour consommer.
Refaisons le calcul pour Montpellier, où le PVGIS donne 1437 kWh/kWc/an sur une orientation sud à 30°. Une station de 450 Wc bien exposée produit 600 à 650 kWh par an, contre 420 à 500 kWh dans le nord de la France sur lequel Sunology cale ses fourchettes.
600 kWh à 0,2001€ font 120€ économisés par an. Sur 599€, l'amortissement tombe à 5 ans. La promesse commerciale est donc tenue chez nous, mais pour une raison que Sunology ne dit pas : notre ensoleillement compense exactement le prix du kWh qu'ils surévaluent. Deux erreurs qui s'annulent. Dans le Nord, avec le vrai tarif réglementé, l'amortissement serait plutôt de 8 ans.
Une station de plus, posée à côté, ne double pas l'économie. Comptez plutôt 70 à 90% de la première selon vos horaires de présence.
En toiture, tout se joue sur le taux d'autoconsommation
Une installation posée par un professionnel à Montpellier, aux prix et aux tarifs d'août 2026, donne ceci.
| 3 kWc | 6 kWc mal utilisé | 6 kWc bien piloté | |
|---|---|---|---|
| Prix posé TTC | 7500€ | 11500€ | 11500€ |
| Production annuelle | 4 313 kWh | 8 625 kWh | 8 625 kWh |
| Taux d'autoconsommation | 55% | 35% | 50% |
| Économie sur la facture | 475€ | 604€ | 863€ |
| Revente du surplus | 21€ | 62€ | 47€ |
| Gain annuel | 496€ | 666€ | 910€ |
| Retour sur investissement | 15 ans | 17 ans | 13 ans |
La colonne du milieu est le piège classique : une maison vide en journée, un champ surdimensionné et 65% de la production offerte au réseau contre 1,1 centime. La colonne de droite est la même installation, avec un chauffe-eau basculé en milieu de journée, la piscine filtrée entre 11 h et 16 h et la voiture branchée le week-end. Aucun matériel supplémentaire, 4 ans de gagnés.
Notre conseil pour la zone : ne dimensionnez pas sur votre consommation annuelle, dimensionnez sur ce que vous êtes capable de consommer entre 10 h et 17 h. Une installation de 3 kWc entièrement absorbée bat une installation de 9 kWc à moitié perdue.
La TVA et les aides qui restent
La TVA à 5,5% s'applique depuis le 1er octobre 2025 aux installations résidentielles de 9 kWc ou moins, à condition que les modules respectent les critères de l'arrêté du 8 septembre 2025 : bilan carbone inférieur à 530 kgCO2e/kWc, teneur en argent sous 14 mg/W, plomb sous 0,1%, cadmium sous 0,01% et présence d'un système de gestion de l'énergie synchronisant production et consommation. Hors de ces critères, le taux passe à 10% ou 20%.
À faire écrire noir sur blanc dans le devis, avec la référence des modules. L'écart entre 5,5% et 20% sur 11500€ représente environ 1500€, ce n'est pas une ligne à laisser dans le flou.
Sur les batteries, méfiance. Une batterie n'est pas un équipement de production solaire : vendue seule, elle est à 20%. Intégrée dans une prestation globale, elle peut faire basculer la qualification fiscale de l'ensemble. Exigez une ventilation écrite du devis. L'argument commercial "batterie à 5,5%" n'a rien d'évident.
Au-delà de 9 kWc, c'est 20% et plus aucune prime.
Les batteries : utiles, rarement rentables toutes seules

Sans batterie, une maison autoconsomme 30 à 40% de sa production. Le surplus part à midi, au moment où personne n'est là. Avec une batterie correctement dimensionnée de 5 à 10 kWh, ce taux monte à 60 ou 80%. Le 100% annuel n'existe pas : l'été vous déborde, l'hiver vous manque.
Le problème est arithmétique. Un kilowattheure stocké puis restitué vous fait éviter 0,20€ d'achat, vous fait renoncer à 0,011€ de revente et vous coûte 8 à 12% de pertes au passage. Il vaut donc environ 0,16€ net. Une batterie de 5 kWh qui tourne 250 cycles par an déplace 1 250 kWh, soit 200€ économisés. Face à 3500 à 5500€ posés, le retour dépasse 17 ans, pour une durée de vie pratique de 10 à 15 ans. Le matériel meurt avant d'être remboursé.
Une batterie achetée pour le seul solaire ne se rembourse donc pas. Elle se justifie pour d'autres raisons : le secours en cas de coupure, une consommation du soir très élevée dans une maison tout électrique et Tempo.
Tempo, là où le stockage devient intéressant
C'est le seul cas où les chiffres deviennent nets. Les prix Tempo au 1er août 2026 :
| Couleur | Jours par an | Heures creuses (22 h - 6 h) | Heures pleines (6 h - 22 h) |
|---|---|---|---|
| Bleu | 300 ou 301 | 0,1356€ | 0,1654€ |
| Blanc | 43 | 0,1536€ | 0,1921€ |
| Rouge | 22 | 0,1615€ | 0,7295€ |
Regardez le dernier chiffre. 0,7295€ le kilowattheure en heures pleines les jours rouges, contre 0,1356€ en heures creuses bleues. Un rapport de 5,4.
La manœuvre est évidente : la batterie se charge la nuit précédant un jour rouge à 0,1356€, puis se décharge le lendemain entre 6 h et 22 h en évitant du 0,7295€. En comptant 90% de rendement, le kWh restitué revient à 0,1507€ et remplace du 0,7295€. Gain brut : 0,58€ par kWh.
Sauf qu'il n'y a que 22 jours rouges par an, tous entre le 1er novembre et le 31 mars. Une batterie de 10 kWh entièrement exploitée chaque jour rouge déplace 220 kWh, soit environ 127€ de gain annuel. Cela ne finance pas une batterie à soi seul. Mais cela s'ajoute aux 200€ du solaire et là le calcul commence à se tenir : environ 330€ par an, ce qui ramène l'amortissement d'une batterie de 5 kWh sous les 15 ans.
Deux nuances honnêtes. Les jours rouges sont hivernaux, votre production solaire y est au plus bas : la batterie fonctionnera surtout comme un outil d'arbitrage tarifaire, pas comme un stockage de soleil. Et les tarifs ci-dessus sont ceux d'EDF. Si vous êtes en commune CESML, l'option Tempo existe également mais se souscrit auprès de la coopérative, avec son propre simulateur d'option tarifaire. Dernier point et il est bête : l'automatisation doit être fiable. Un onduleur hybride qui ne sait pas lire la couleur du lendemain vous fera rater la moitié des occasions.
Nous avions déjà écrit sur la concentration des jours rouges en fin d'hiver, c'est le moment où ce dispositif se rentabilise vraiment.
Avant d'acheter une batterie, épuisez les leviers gratuits : chauffe-eau en journée, filtration de piscine décalée, voiture branchée le week-end, lave-linge et lave-vaisselle programmés à 13 h. Dix à vingt points de taux d'autoconsommation en plus, pour zéro euro.
Comment payer moins cher
Sur un kit Sunology
Sunology a un programme de parrainage maison, le S-Club, qui donne 7% de remise au filleul. Il existe une offre partenaire mieux dotée, à 10% de remise, que nous avons référencée sur Le Parrain : le parrainage Sunology boosté. Les deux ne se cumulent pas, autant prendre la plus généreuse.
Sur une station PLAY à 599€, 10% représentent 60€, soit un peu plus de six mois d'amortissement gagnés. Sur un pack de quatre stations, la remise dépasse 200€.
Sur une installation en toiture
Nous travaillons avec JL Technologie, installateur héraultais depuis 2015, qui applique des conditions préférentielles aux clients qui viennent de notre part. Demandez Jérémy Julien, le fondateur, au 04 67 02 21 79 et dites simplement que vous venez d'Alpaca Immobilier.
Ils couvrent l'ensemble de la chaîne, ce qui évite d'avoir trois interlocuteurs qui se renvoient la balle : panneaux en toiture, batteries de stockage, pompes à chaleur, climatisation, bornes de recharge et chauffe-eau thermodynamique. Sur les arbitrages décrits plus haut, dimensionner plus petit, piloter un ballon ou ajouter du stockage, avoir un seul artisan qui voit l'installation entière change la qualité du conseil. C'est le même réseau d'artisans que celui que nous mobilisons pour l'accompagnement travaux de nos clients bailleurs et vendeurs.
Trois choses à vérifier sur un devis, quel que soit l'installateur :
- Le prix au watt-crête. Au-delà de 3€ par watt-crête sur du 6 à 9 kWc, sans difficulté de toiture réelle ni batterie, demandez le détail poste par poste.
- Le taux de TVA, écrit noir sur blanc avec la référence des modules qui le justifie.
- La date prévue de dépôt de la demande de raccordement, puisque c'est elle qui fixe le tarif de rachat pour vingt ans.
Ce que nous retiendrons
Le solaire résidentiel n'est plus un placement. C'est une facture que vous réduisez. Depuis juin, l'État ne subventionne plus l'injection, il laisse le gain à celui qui consomme sa propre production. Dans l'Hérault, avec 1437 kWh par kWc et par an, cela reste largement jouable, à condition de dimensionner sur les heures de soleil et pas sur la facture annuelle.
Pour un premier pas, une station posée dans le jardin à 599€ et absorbée par le talon de la maison reste le meilleur rapport rendement sur tracas du marché. Pour une toiture, comptez treize à quinze ans en pilotant vos usages et vérifiez votre situation vis-à-vis de l'ABF avant tout le reste. Cet ordre-là n'est pas négociable : nous avons vu trop de devis signés avant le passage en mairie.
Si vous êtes propriétaire bailleur, une dernière remarque : une installation solaire n'améliore pas la lettre du DPE d'un logement chauffé au gaz ou au fioul, mais elle pèse sur un logement tout électrique. Le sujet rejoint celui de la nouvelle méthode de calcul du DPE depuis janvier 2026, qui a déjà fait sortir 850 000 logements du statut de passoire thermique sans le moindre chantier.
Un doute sur votre projet, votre toiture ou la faisabilité en copropriété ? Nous connaissons les services urbanisme des communes du secteur et les artisans qui y travaillent depuis des années. Écrivez-nous, nous vous dirons franchement si ça vaut le coup.



